La balade en 1999 de Neeskens

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Savez-vous situer la ville de Groenlo sur une carte d’Europe ? D’Appeldoorn ? Si vous avez répondu oui à ces deux questions, il y a de fortes chances pour que vous ayez déjà succombé à la voix qui venait du froid, l’auteur-compositeur et interprète Neeskens. Discret, sensible, le musicien s’est fait remarquer par le grand public l’année dernière lors de ses performances sur le plateau de The Voice. Ce passage ultra médiatisé n’a heureusement pas fait enfler les chevilles du jeune homme. Neeskens a su montrer l’étendue de son talent, tout en gardant sa pudeur.

Neeskens 1

Le chanteur, né à Groenlo (donc !) aux Pays-Bas, a fait ses débuts dans la musique avec notamment le titre Appeldoorn (redonc !). Si ses influences musicales sont variées, marquées entre autres par Radiohead, Jeff Buckley, Elliot Smith ou Coldplay, l’artiste a un son bien à lui. Presque tous ses morceaux émergent d’un «guitare-voix» coloré ensuite par les instruments adéquats. Morceaux portés sur son premier album Neeskens, sorti en juin 2015, par cette voix subtile et d’une poésie rare, qui a tant suscité d’émotions – à juste titre – aux téléspectateurs.

Bonne surprise, le musicien revient sur les ondes avec un EP numérique sorti hier: 1999. Gageons qu’il saura de nouveau retourner son audience avec cet opus, nous avons personnellement craqué pour la balade Lucy. Et comme sa voix sonne encore mieux live qu’à la télé, tous à vos tickets pour l’admirer ce soir au Grand Pré à Langueux, mais aussi en première partie de Zazie aux Folies Bergères (du 23 au 26 mars) et en guest star le 8 avril au Pan Piper à Paris.

Neeskens 2

5 QUESTIONS À NEESKENS

  • Quels ont été tes premiers pas dans la musique: as-tu pris des cours de chant, étudié un instrument ?

J’ai commencé la musique tout petit avec le piano. Je chantais aussi beaucoup à la maison où ma mère donnait des cours de piano. Je n’ai pas fait du piano très longtemps… et c’est à l’adolescence que la musique est devenue importante… j’ai chanté dans pas mal de groupes depuis l’âge de 16-17 ans et je n’ai pas arrêté depuis.

  • Où as-tu puisé l’inspiration de ton premier album et pourquoi ce titre ?

C’est une bonne question… il est difficile de déterminer d’où vient l’inspiration. Je commence souvent à composer par la musique… alors, l’inspiration n’est pas très précise. Elle est en moi, dans ce qui m’entoure… mais je ne saurais mettre un mot dessus. Si j’écrivais en premier, peut-être que la réponse pourrait être plus évidente.

Pour le titre de l’album… c’est une bonne question. J’ai l’impression de plus en plus me dévoiler avec le temps. L’EP sorti en 2012 s’appelait Groenlo qui est mon lieu de naissance, le point de départ. Cet album s’appelle Neeskens et dévoile un peu plus ce que peut être ma musique. Sans doute que le troisième disque aura son propre nom avec une vraie signification (NDLR : en effet, le nouvel EP s’intitule 1999).

  • Peux-tu expliquer comment tu composes tes morceaux, commences-tu plutôt par les textes, les mélodies ? Peux-tu à titre illustratif décrire comment a été élaboré ton single Where Bridges End ?

Je commence soit par une mélodie chantée, soit par une idée jouée à la guitare. C’est très instinctif et donc très aléatoire. De très bonnes idées… ou de très mauvaises peuvent sortir à tout moment.

Pour le titre Where Bridges End, c’est un peu différent. J’essaye de tout faire moi-même en règle générale… mais je me suis entouré de deux personnes pour l’élaboration de cette chanson. David Grumel m’a aidé pour la composition. On a fait ce titre ensemble en se servant des idées de l’autre pour avancer. Une fois le morceau musicalement écrit (musique et mélodie voix), j’ai fait appel à une amie (Lauren Lopez- à écouter avec son groupe Caspian Pool) pour le texte. Une telle collaboration me permet de sortir un peu de mes chemins habituels de composition.

  • Quel est l’aspect le plus difficile de ton métier à ton avis ?

Le plus important est de relativiser et de mesurer la chance de vivre de sa passion. Être musicien peut parfois être très anxiogène de par l’instabilité de l’activité… mais de nombreux autres métiers sont dans le même cas aujourd’hui.

  • Les cinq mots qui définissent le mieux ton travail ?

Persévérance, patience, rigueur, liberté, plaisir.

Crédits photos:  Raphael Susitna

Propos recueillis par EliN

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