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Les Boy & Bear gagnent le pari du clip râté

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Peut-on faire le buzz quand le tournage d’un clip tourne au cauchemar ? La vidéo hilarante du morceau Walk the wire des Australiens Boy & Bear le prouve. L’idée est simple mais efficace : un tournage banal qui part en sucette.

Cet humour un brin potache fonctionne à merveille, signe du travail bien fait ! On retient de suite ce clip original, un exploit vu le nombre de vidéos présentées au public chaque jour. Le scénario adroitement ficelé est loin d’être une erreur, et a valu au groupe une de leurs trois nominations aux J Awards (les Victoires de la Musique australiennes) en 2015.

Boys & Bear 1

Encore peu connus en France, les Boy & Bear cartonnent dans leur pays d’origine depuis leurs débuts en 2013. Les musiciens ont évolué en trois albums, et sont ainsi passés du Folk indé au rock à la Springsteen pour glisser vers une pop un peu plus guimauve sur leur dernier opus Limit of Love.

Ce détour vers des titres plus commerciaux leur a déjà assuré le succès Down Under, mais à vaincre sans péril… A nos lecteurs désireux de les découvrir, nous conseillerons de débuter par leur second volet Harlequin Dream.

De passage à Paris en mars dernier pour un concert au Petit Bain, les membres du groupe ont bien voulu répondre à nos questions – avec le sérieux, et surtout la sympathie qui les caractérisent.

5 QUESTIONS À TIM HART DU GROUPE BOY & BEAR

  • D’où vient le nom de votre groupe?

C’est une histoire assez mauvaise et très ennuyeuse. Nous avons utilisé un générateur de noms de groupes que Dave avait trouvé sur internet et avons choisi le nom qui nous plaisait le plus. J’aimerais avoir une meilleure anecdote mais c’est la vérité.

  • Les 5 mots qui décrivent le mieux le groupe ?  

Cinq jeunes hommes très chanceux

  • Le clip de Walk the Wire nous a inspiré cette question: une gaffe professionnelle vous a déjà donné le rouge aux joues?

Je me plante souvent sur scène mais j’y suis habitué maintenant… cela ne sert à rien de se sentir trop embarrassé.

  • Dans Limit of Love l’amour est décrit comme « une drogue, quelque chose de sinistre parfois ». Comment ce concept a-t-il influencé musicalement votre album?

Je ne sais pas trop… Je ne sais pas si je décrirais cela comme ça personnellement. Je pense qu’il s’agit plutôt de comprendre qu’il y a du bien et du mal en chacun, que nous sommes tous en conflit avec des parties de nous-mêmes et que c’est OK comme cela. Le message de cet album nous parlait plus que celui des deux premiers et cela a probablement influencé les sons, les mélodies et le choix des instruments.

  • Ce qui vous manque le plus quand vous êtes en tournée ?

J’adore la nourriture australienne. Et ma famille me manque.

Envie d’en savoir plus sur le groupe?

Site : http://www.boyandbear.com/

Facebook : https://www.facebook.com/boyandbear

YouTube : https://www.youtube.com/user/boyandbearmusic

Crédits photo:  Luke Kellet

La balade en 1999 de Neeskens

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Savez-vous situer la ville de Groenlo sur une carte d’Europe ? D’Appeldoorn ? Si vous avez répondu oui à ces deux questions, il y a de fortes chances pour que vous ayez déjà succombé à la voix qui venait du froid, l’auteur-compositeur et interprète Neeskens. Discret, sensible, le musicien s’est fait remarquer par le grand public l’année dernière lors de ses performances sur le plateau de The Voice. Ce passage ultra médiatisé n’a heureusement pas fait enfler les chevilles du jeune homme. Neeskens a su montrer l’étendue de son talent, tout en gardant sa pudeur.

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Le chanteur, né à Groenlo (donc !) aux Pays-Bas, a fait ses débuts dans la musique avec notamment le titre Appeldoorn (redonc !). Si ses influences musicales sont variées, marquées entre autres par Radiohead, Jeff Buckley, Elliot Smith ou Coldplay, l’artiste a un son bien à lui. Presque tous ses morceaux émergent d’un «guitare-voix» coloré ensuite par les instruments adéquats. Morceaux portés sur son premier album Neeskens, sorti en juin 2015, par cette voix subtile et d’une poésie rare, qui a tant suscité d’émotions – à juste titre – aux téléspectateurs.

Bonne surprise, le musicien revient sur les ondes avec un EP numérique sorti hier: 1999. Gageons qu’il saura de nouveau retourner son audience avec cet opus, nous avons personnellement craqué pour la balade Lucy. Et comme sa voix sonne encore mieux live qu’à la télé, tous à vos tickets pour l’admirer ce soir au Grand Pré à Langueux, mais aussi en première partie de Zazie aux Folies Bergères (du 23 au 26 mars) et en guest star le 8 avril au Pan Piper à Paris.

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5 QUESTIONS À NEESKENS

  • Quels ont été tes premiers pas dans la musique: as-tu pris des cours de chant, étudié un instrument ?

J’ai commencé la musique tout petit avec le piano. Je chantais aussi beaucoup à la maison où ma mère donnait des cours de piano. Je n’ai pas fait du piano très longtemps… et c’est à l’adolescence que la musique est devenue importante… j’ai chanté dans pas mal de groupes depuis l’âge de 16-17 ans et je n’ai pas arrêté depuis.

  • Où as-tu puisé l’inspiration de ton premier album et pourquoi ce titre ?

C’est une bonne question… il est difficile de déterminer d’où vient l’inspiration. Je commence souvent à composer par la musique… alors, l’inspiration n’est pas très précise. Elle est en moi, dans ce qui m’entoure… mais je ne saurais mettre un mot dessus. Si j’écrivais en premier, peut-être que la réponse pourrait être plus évidente.

Pour le titre de l’album… c’est une bonne question. J’ai l’impression de plus en plus me dévoiler avec le temps. L’EP sorti en 2012 s’appelait Groenlo qui est mon lieu de naissance, le point de départ. Cet album s’appelle Neeskens et dévoile un peu plus ce que peut être ma musique. Sans doute que le troisième disque aura son propre nom avec une vraie signification (NDLR : en effet, le nouvel EP s’intitule 1999).

  • Peux-tu expliquer comment tu composes tes morceaux, commences-tu plutôt par les textes, les mélodies ? Peux-tu à titre illustratif décrire comment a été élaboré ton single Where Bridges End ?

Je commence soit par une mélodie chantée, soit par une idée jouée à la guitare. C’est très instinctif et donc très aléatoire. De très bonnes idées… ou de très mauvaises peuvent sortir à tout moment.

Pour le titre Where Bridges End, c’est un peu différent. J’essaye de tout faire moi-même en règle générale… mais je me suis entouré de deux personnes pour l’élaboration de cette chanson. David Grumel m’a aidé pour la composition. On a fait ce titre ensemble en se servant des idées de l’autre pour avancer. Une fois le morceau musicalement écrit (musique et mélodie voix), j’ai fait appel à une amie (Lauren Lopez- à écouter avec son groupe Caspian Pool) pour le texte. Une telle collaboration me permet de sortir un peu de mes chemins habituels de composition.

  • Quel est l’aspect le plus difficile de ton métier à ton avis ?

Le plus important est de relativiser et de mesurer la chance de vivre de sa passion. Être musicien peut parfois être très anxiogène de par l’instabilité de l’activité… mais de nombreux autres métiers sont dans le même cas aujourd’hui.

  • Les cinq mots qui définissent le mieux ton travail ?

Persévérance, patience, rigueur, liberté, plaisir.

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Site : http://www.neeskensmusic.com/

Facebook : https://fr-fr.facebook.com/neeskensmusic/

YouTube : https://www.youtube.com/user/Neeskensmusic

Crédits photos:  Raphael Susitna

Propos recueillis par EliN

lùisa sort son album Never Own en France

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23 rue Boyer à Paris. J’ai rendez-vous aujourd’hui à la Maroquinerie avec la chanteuse lùisa à l’occasion de la sortie de son album Never Own en France le 26 février prochain. Ce soir, elle assurera la première partie du concert des Paper Kites et les balances ne sont pas terminées lorsque j’arrive. Sa voix me charmera-t-elle autant que sur le CD, sans les artifices des arrangements? Je me sens tout à coup glisser dans la peau d’un coach du célèbre télé-crochet de TF1. Je ne la vois pas, mais je l’entends… et je buzze à tour de bras !

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Dans un français courant, l’artiste me décrit sa passion pour son métier :  « la musique c’est la joie ». Au vu de ses multiples talents, sa vie doit être bien joyeuse. Elle chante à merveille, compose, écrit ses textes. Elle joue de la guitare, du piano, manie le sampler et la boîte à rythmes comme de véritables instruments. Touche à tout par amour de son art, par esprit d’indépendance aussi. Ce n’est pas pour rien qu’elle a fait ses premiers pas sur scène chez elle à Hambourg à l’âge de quatorze ans, au sein d’un groupe punk !

Sa recherche de liberté a influencé son premier opus, réalisé à Londres avec deux amis musiciens : Never Own signifie pour la musicienne de vingt-trois ans « se déconstruire pour mieux se trouver ». Les titres ont ainsi évolué de façon organique au fil de l’eau, sur des sons tantôt électriques, tantôt acoustiques et folk. C’est naturellement la balade en français L’Hiver en Juillet qui sortira en premier dans notre pays. A découvrir également : les excellents Belong et Vision (en fin d’article), deux tubes en puissance.

Lùisa se lève au terme de notre entretien et part se préparer avant le show. Dans une heure, elle bravera seule le public parisien. Elle se tiendra debout, sereine, sa guitare à la main. Cette fille-là gère grave, comme disent des clients à la table voisine. Punk un jour, punk toujours.

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5 QUESTIONS À LÙISA

  • Les cinq mots qui vous définissent le mieux ?

Curieuse, énergique, réfléchie, indépendante, nomade.

  • Comment composez-vous vos chansons ?

Quand je compose je suis comme dans une bulle, je m’imagine des films et j’en fais une histoire. J’ai toujours beaucoup d’idées, d’inspiration et ai donc eu du mal à choisir les titres de l’album !

  • Un chanteur français ou une chanteuse française que vous appréciez ?

Edith Piaf, et les vieilles chansons françaises en général.

  • Quel est l’aspect le plus difficile de l’industrie musicale à votre avis ?

C’est un milieu masculin, un peu macho et parfois sexiste vis-à-vis d’une jeune femme blonde comme moi. Je leur prouverai qu’ils ont tort de douter de moi ! (rires)

  • Quels conseils donneriez-vous à un musicien débutant qui veut faire de la musique son métier ?

Ne pas trop se poser de questions et suivre sa passion, son cœur.

Jouer plus, s’entraîner plus, le plus possible.

Faire de la musique dans le but d’aller à la rencontre de l’autre.

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Site : www.listentoluisa.com

Facebook : www.facebook.com/listentoluisa

YouTube : www.youtube.com/user/listentoluisa

Crédits photos:  Photo 1 : Marie Hochhaus / Photos 2 : EliN

Propos recueillis par EliN

Un 12 à 4 avec les Paper Kites

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Enfin, les années 80 sont de retour ! Sur le dernier album Twelvefour des Paper Kites en tout cas, et c’est déjà très bien. Le groupe originaire de Melbourne qui a habitué ses fans à des sons folk rock, a pris des reflets vintage sur ce volet, pour notre plus grand bonheur.

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Nouvel album, nouveau concept

Pour ce disque, le chanteur du groupe, Sam Bentley, a eu l’idée de reprendre un concept utilisé dans le milieu cinématographique. Certains scénaristes en quête d’inspiration pensent en effet qu’il vaut mieux écrire entre minuit et quatre heures du matin, quand le corps devrait dormir. Les réserves psychiques tombent, l’écriture devient plus libre, moins limitée du fait de l’état de fatigue mentale.

L’expérience a sans nul doute inspiré le compositeur. Contrairement aux albums précédents, coécrits par les cinq membres, Sam Bentley a pris la main sur Twelvefour et signé la majorité des titres. Christina Lacy, guitariste (et chanteuse) des Paper Kites, explique: « Certains morceaux se sont dévoilés naturellement pendant les répétitions et les enregistrements et le choix a été fait sans problème. Dans d’autres cas, cela a pris du temps avant qu’une chanson soit appréciée. Même si elle était significative aux yeux de Sam, elle ne nous parlait pas au début. »

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Les Aussies achèvent leur tournée mondiale

S’ils ont bien entendu apprécié de créer et d’enregistrer les différents titres de cet opus, les musiciens préfèrent néanmoins la scène aux studios. « C’est difficile parfois d’être loin et nos proches nous manquent, mais il n’existe rien de mieux que d’explorer de nouvelles villes, de faire des concerts dans un autre pays où les spectateurs sont excités à l’idée de vous voir et d’écouter votre musique ! » dixit Christina Lacy.

Les Paper Kites ont profité de leur premier passage en Europe pour jouer à Paris, le 7 février dernier à la Maroquinerie. Les cinq amis ont régalé le public français de leur humour autant que de leur jeu impeccable, comme sur notre coup de cœur, Revelator Eyes (vidéo en fin d’article). Un air frais et pétillant brillamment mis en valeur par la voix et les accords de guitare caractéristiques de Sam Bentley, à consommer sans modération.

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5 QUESTIONS À CHRISTINA LACY DU GROUPE PAPER KITES

  • Les cinq mots qui décrivent le mieux le groupe

Musiciens. Jouant. Musique. Ils. Aiment 🙂

  • Quand vous regardez en arrière, quel a été le point de rupture, le moment où vous vous êtes dit «on va réussir»?

Paper Kites 4Je ne sais pas si j’ai jamais eu un moment foudroyant où je me suis dit «on va réussir». Je suppose qu’il y a des étapes significatives en tant que groupe, qui donnent le sentiment que les choses deviennent sérieuses, comme signer avec nos managers et nos maisons de disques ou faire notre première tournée dans un pays où l’on n’a jamais joué. Il y a cependant des moments où l’on se retourne sur le passé, et l’on ne peut pas croire le privilège que nous avons d’avoir fait ces shows incroyables, et les endroits où nous avons eu la chance de voyager…c’est un euphémisme de dire que nous sommes reconnaissants.

  • Lors de votre premier album, quelles étaient les différences entre rêver de sortir un album et la réalité de le faire ?

Je dirais que la différence principale est la somme de travail que vous (et d’autres) devez accomplir du début à la fin pour réaliser et sortir un disque. C’est une perspective excitante et sans aucun doute une chose satisfaisante à accomplir, mais c’est toujours un gros travail.

  • Votre meilleur (ou pire) souvenir pendant un de vos concerts?

Hmmm je n’ai presque pas de mauvais souvenirs mais si je devais en choisir un je dirais les très rares moments où en commençant à jouer un morceau, j’ai réalisé que je ne pouvais pas me souvenir des premières paroles que je devais chanter. Désormais je reste calme et ai confiance que mon cerveau va se réveiller quand j’ouvrirai la bouche, mais au début ça me rendait tellement malade quand ça arrivait.

  • Quels conseils donneriez-vous aux musiciens débutants qui rêvent d’une carrière dans l’industrie musicale ?

– Sachez qui vous êtes! Comme artistes et comme personnes… soyez prêts à apprendre et à évoluer mais n’oubliez pas qui vous êtes et ce qui est important pour vous.

– Soyez toujours polis avec vos collaborateurs! Que vous soyez des débutants ou des musiciens à succès de longue date, vous n’êtes pas plus importants que vos techniciens du son ou de la lumière, que les personnes qui vous servent une boisson de derrière le bar, ou que les gens qui vendent les tickets de votre show et qui vous permettent d’exercer le métier que vous aimez !

– Jouez de la musique pour la seule raison que vous aimez ça et qu’il n’y a rien d’autre que vous aimeriez faire… Si cela n’aboutit à rien, vous aimerez toujours la musique et si vous réussissez, ce sera seulement un bonus.

Envie d’en savoir plus sur le groupe?

Site: http://thepaperkites.com.au/

Facebook: https://www.facebook.com/thepaperkitesband

Youtube: https://www.youtube.com/user/thepaperkitesband

Crédits photos:  Photo 1 : Jackson Loria / Photos 2 à 4: EliN

Blick Bassy : le blues du Cameroun

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Son nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant vous connaissez certainement l’une des ses chansons. Sauf si vous n’allumez jamais votre poste de télévision, et pour cause : la compagnie Apple a choisi le titre ‘Kiki’ du musicien comme fond musical pour le spot publicitaire de son iphone 6.

Des chants religieux à la world music

Et comme on la comprend ! Cette exposition inattendue est largement méritée pour le Camerounais installé dans le Nord depuis une dizaine d’années. Cet homme-là, fort de la poésie naturelle de sa langue natale, le bassa, joue sur des mélodies qui prennent aux tripes d’emblée. Il donne envie de pleurer et de rire à la fois, sur le même refrain, et de s’envoler vers un monde onirique dont lui seul a les clés.

Blick Bassy a la musique chevillée au corps depuis sa plus tendre enfance. Il commence à chanter à quatre ans des chants religieux enseignés par sa mère; la guitare arrive beaucoup plus tard, à l’adolescence. Après le baccalauréat, il crée d’abord un groupe appelé Jazz Crew, puis le groupe Macase avec lequel il travaille pendant 10 ans. Un groupe remarqué, récompensé notamment pas le prix RFI ‘Musiques du monde’ en 2001. En 2005, le chanteur quitte son pays et s’embarque pour la France, dans le but de développer sa carrière solo.

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Le blues revisité

Sa musique est noble, dense, variée comme la terre de son pays d’origine. Sur son dernier album intitulé ‘Akö’, le chanteur rend hommage au légendaire bluesman Skip James. Quelle bonne idée de renvoyer le blues américain à ses racines premières, l’Afrique ! C’est le bayou et son banjo, la sagesse ancestrale des griots en plus. L’harmonica s’envole sur les cimes du Mont Mandara, on imagine sans peine la poussière des routes, les pagnes colorés des femmes et les rires des enfants. Nous avons choisi de vous faire découvrir ci-dessous une version live du titre ‘Aké’ tiré de l’album, une merveille.

Monsieur Blick Bassy est un magicien dont les créations incitent à la rêverie, et font vibrer les cœurs. Intemporel et envoûtant, un troubadour des temps modernes à savourer sur scène lors de sa tournée européenne, jusqu’en août prochain.

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5 QUESTIONS À BLICK BASSY

  • Les cinq mots qui vous définissent le mieux?

Ambition, courage, persévérance, assurance, générosité.

  • À quel moment savez-vous qu’un nouveau morceau vaut la peine de figurer sur vos albums?

Pour chaque album, je compose à peu près deux cents titres, puis je fais une sélection de cinquante chansons basée sur mon intuition, mon ressenti. Ensuite j’envoie ma sélection à mon entourage qui fait une sélection à son tour. La somme des sélections me donne alors une tendance, puis je fais le choix final.

  • Travaillez-vous votre voix?

La voix étant composée de cordes vocales, je la travaille tous les jours avec des exercices précis, afin de la renforcer, la muscler pour être résistante et juste. Je fais également des exercices pour travailler les harmonies, la justesse car avec la fatigue, il arrive qu’on perde un peu de sa voix, alors je travaille ma voix durant des heures tous les jours, même lorsque je suis en tournée.

  • Comment vous préparez-vous à un concert et que ressentez-vous sur scène?

Chaque concert est différent et inédit, en général je n’ai pas de préparation spéciale, à part le fait d’être moi, et donner en retour au public l’amour qu’il me donne. Être soi n’est pas toujours chose facile dans une société où l’on se bat pour effacer sa singularité et se fondre dans la masse afin d’éviter d’être pointé du doigt parce que l’on est différent. Je continue de me battre tous les jours pour être qui je suis, me trouver, autant dans ma vie quotidienne que sur scène.

  • Enfin, avez-vous un conseil à donner à des musiciens débutants qui rêveraient de suivre vos traces?

Je leur dirais tout simplement de s’accepter tels qu’ils sont, de comprendre l’environnement dans lequel ils veulent évoluer et de toujours penser au long terme et éviter les raccourcis en faisant de l’ambition et de la persévérance leurs premiers alliés.

Envie d’en savoir plus sur l’artiste?

Site: http://www.blickbassy.com/

Facebook: https://fr-fr.facebook.com/blickbassy

Crédits photos:  EliN

Sur la ‘Rainy Road’ des Cotton Belly’s

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A leurs premiers accords, on jurerait écouter un air issu des faubourgs de la Nouvelle-Orléans. Et pourtant, les Cotton Belly’s ont fait leurs armes dans le nord de l’hexagone, en Seine et Marne. Un groupe aux accents atypiques donc pour la douce France, qui revient sur scène avec des morceaux énergisants en ce mois de janvier.

Cotton Belly's 1

Leur nouvel album intitulé ‘Rainy Road’ a des relents résolument plus rocks que les précédents, plus pétillants et ‘punchy’. Au plan musical, la joie de vivre résonne dans les enceintes. Les salves d’harmonica jonglent avec les guitares inspirées et les solos d’un bassiste particulièrement en forme. Paradoxalement, les textes, composés par Yann Malek, le chanteur du groupe, dévoilent un autre univers et sont pour lui un moyen d’exprimer les frustrations existentielles de tout un chacun : ‘je pars de mon propre ressenti mais je m’intéresse aux autres, tente de me mettre à leur place, de comprendre leur souffrance et de parler pour eux également’. Quand on est mordu par le blues…

Cotton Belly's 2La sortie du dernier opus a été fêtée comme il se doit lors du passage des Cotton Belly’s à la Flèche d’Or à Paris le 23 janvier. Un concert qui a permis au public de savourer la maîtrise musicale du groupe, leur parfaite symbiose et leur énergie débordante. Pluvieuse, leur route ne l’est assurément pas sous les sunlights des salles de concert ! Solaires et généreux, ces musiciens-là en ont dans le ventre, et sous les pédales.

 

5 QUESTIONS À YANN MALEK (chant, harmonica) DES COTTON BELLY’S

  • Bonjour, pouvez-vous nous présenter les membres du groupe? Depuis combien de temps travaillez-vous ensemble et comment vous êtes-vous formés?

Bonjour, nous sommes donc les Cotton Belly’s, avec Jérôme Perraut aux guitares électriques, Christophe Etienne à la basse et contrebasse, Alexandre Charoy à la batterie et moi-même Yann Malek au chant harmonica, guitare acoustique et weissenborn. L’aventure débute en 2005 lorsque Jérôme et moi nous sommes rencontrés lors d’une scène ouverte dans un bar à bière du sud Seine et Marne. Nous avons commencé par jouer des reprises de blues dans un premier temps puis l’ambition de composer ensemble s’est vite installée.

  • Les cinq mots qui définissent le mieux votre travail:

Générosité, authenticité, intégrité, amusement, professionnalisme.

  • Êtes-vous plutôt des rats de studio ou des bêtes de scène?

Je dirais qu’on préfère globalement la scène, partager l’énergie avec le public, faire la fête! Le studio est fortement enrichissant mais il est douloureux également, il te met en face de tes défauts, tu dois les corriger vite et efficacement pour un résultat mais tu peux aussi choisir de les assumer, bref, trop de réflexion tout ça, on préfère la scène!

  • Quel est l’aspect le plus difficile de votre métier à votre avis?

Le plus dur je pense est de vendre soit gratuitement pour les autres et pour nous-mêmes, nos chansons, nos créations, nos émotions. Il est très difficile de quantifier une émotion, ça n’a même pas de sens d’ailleurs. L’objectif délicat est donc de trouver un équilibre entre intégrité artistique et réalité commerciale.

  • Vos conseils aux débutants: une chose à faire et une à ne pas faire dans votre métier?

Rester fidèle à ses émotions premières, intègre, généreux et tourné vers les autres pour ceux dont c’est la démarche. Si votre musique ne n’est pas tournée vers les autres, elle n’atteindra personne. Attention à ce que le commerce ne prenne pas le dessus sur l’artistique quitte à galérer financièrement toute sa vie.

Envie d’en savoir plus sur le groupe?

Site: http://www.cottonbellys.com/

Facebook: https://fr-fr.facebook.com/cotton.bellys

Youtube: https://www.youtube.com/user/Cottonbellysvideo

Crédits photos:  Photo 1 : Cabane Prod / Photo 2: EliN

Xplore Yesterday, du métal rock aux senteurs de lavande

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Amateurs de métal, retenez bien ce nom si vous ne le connaissez pas encore. Le groupe Xplore Yesterday nous vient tout droit de la côte d’Azur et fait un carton sur le net : plus de 40000 followers et 6 millions de vues à ce jour sur YouTube.

De la Méditerranée aux States

Rien d’étonnant à ce succès médiatique qui a mené les quatre protagonistes du groupe JL, William, Manu et Joey jusqu’aux États-Unis. Les musiciens nous servent un bon vieux métal comme on l’aime  : solaire, énergique et jubilatoire. Tous les ingrédients sont réunis pour faire rugir nos platines… pardon, nos tablettes  : des mélodies convaincantes servies par une voix expressive et puissante, une batterie inventive et des riffs entêtants. En clair, leur musique est intelligente, bien construite et d’une efficacité redoutable.

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Xplore Yesterday puise son inspiration dans ses modèles, bien entendu  : Avenged Sevenfold, Bring Me The Horizon, Slipknot, Linkin Park… mais pas que  ! Leurs expériences de vie comptent pour beaucoup dans leurs créations. JL et William composent d’abord la base des morceaux et les textes ; Manu et Joey donnent leur avis. Le tout est ensuite mixé, chacun instillant sa personnalité et son jeu dans les chansons.

Un nouvel opus dans les tuyaux

L’engouement du public est réel depuis leurs débuts plutôt rocks en 2006. Mais c’est avec leur album ‘Memories Now Dreams’ sorti en 2014 que le groupe est passé à la vitesse supérieure, avec une tournée US notamment. Le rêve d’Xplore Yesterday  ? Une carrière à la Bring Me The Horizon qui viennent juste de sortir leur DVD Live au stade de Wembley…. Les musiciens se concentrent actuellement sur leur prochain album qui devrait paraître début 2016. Album qui sera suivi à n’en pas douter par une tournée à travers l’Europe, histoire de remplir les salles à leur tour et de ne pas oublier pourquoi le groupe fait tout cela  : le live.

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5 questions à J-L du groupe Xplore Yesterday

  • Les cinq mots qui définissent le mieux votre travail

Persévérance, travail, perfectionnisme, évolution, live!

  • Êtes-vous plutôt des rats de studio ou des bêtes de scène?

Vous savez, ce sont deux mondes différents, deux manières de travailler et les deux demandent beaucoup de travail. Nous espérons être à la hauteur dans ces deux domaines, même si cela n’est pas à nous d’en juger !

  • Le morceau que vous auriez aimé composer?

Hum difficile d’en choisir un seul mais disons « Shadow Moses » de Bring Me The Horizon. Tellement épique, intro grandiose, riff ultra efficace, ultra énergique.

  • Quel est l’aspect le plus difficile du métier à votre avis?

Être à la hauteur peu importe les circonstances, savoir traverser les moments difficiles, et surtout, passer ce palier qui fait la différence entre un groupe moyen et un grand groupe. Mais, dans les temps actuels, il y a tellement de groupe talentueux! Du coup, passer ce palier devient très difficile.

  • Vos conseils aux débutants: 3 choses à faire et 3 à ne pas faire dans le milieu musical

Bien choisir son nom de groupe en cherchant s’il n’existe pas déjà, si les sites web et pages de réseaux sociaux sont disponibles. Nous avons eu ce problème avec notre ancien nom XY et c’est très frustrant à notre époque.

Faire le style que l’on a envie sinon vous ne le ferez pas à fond.

Bien choisir les membres de son groupe car c’est vital.

Ne pas se précipiter, prendre du recul sur toutes les décisions.

Se méfier quand on vous dit « moi j’ai des contacts » ou « je vais faire ça pour vous » nous avons été déçus la plupart du temps.

Ne pas prendre la grosse tête, rester humble et agréable avec n’importe qui. On ne sait pas à qui on a affaire et on vous le rendra bien.

Envie d’en savoir plus sur le groupe?

Site: www.xploreyesterday.com

Facebook: https://fr-fr.facebook.com/XYofficial

YouTube: https://www.youtube.com/user/XYrockTV

Crédits photos: Photo 1: Cyril Chateau / Photo 2: Xplore Yesterday

Le jeu tout en couleurs de Chris Dair

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Il a beau vivre en France depuis des années, c’est toujours le blues qui résonne dans le cœur et les cordes du britannique Chris Dair. Un son clair et enivrant, qui accroche d’emblée les tympans.

Les ‘gammes Dairiennes’

Ce son si particulier est peut-être la conséquence d’une façon unique d’apprendre à jouer. Le guitariste s’est entraîné en autodidacte depuis l’âge de six ans. Sans aucune notion de solfège, il débuta en créant ses propres gammes. Ce n’est qu’à l’adolescence qu’il s’intéressa aux fondamentaux de la guitare, et qu’il s’offrit son premier livre d’accords, Le ‘Leeds Guitar Dictionary’ de F. Cherici, sa référence en la matière depuis lors. Sa méthode d’apprentissage principale fut cependant d’observer le jeu de beaucoup d’autres guitaristes. Certaines de ses influences sont Jimi Hendrix, Manitas de Plata, Carlos Santana.

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Des sons tout en couleurs

Chris Dair ne se contente pas d’être un virtuose à six cordes ayant joué avec les plus grands, comme Jimmy Page, Mark Knopfler, Led Zeppelin ou encore Jeff Beck. Il compose également des titres pour son propre compte, ainsi que pour le cinéma et les media du monde entier : Channel 4, USA Television and Cable, Singaporean films…

Son modus operandi? Le musicien possède un studio d’enregistrement, ce qui lui permet d’expérimenter à souhait. Fidèle de ProTools, il commence généralement par enregistrer un rythme, puis les accords. Le solo de guitare est normalement pris d’une traite, sans retouche. La mélodie est bien souvent déjà dans sa tête avant de surgir de ses doigts. Le bluesman voit littéralement ses morceaux: ‘Je pense les phrases musicales en couleur, la musique a des formes et des teintes, je vois ces couleurs quand je joue’.

Concerts live en ligne

Pas besoin de se déplacer pour assister à une représentation de l’artiste anglais. Ce dernier propose régulièrement des concerts live en streaming sur iBroadcast.tv. Cette façon de se produire sur scène lui permet aussi de chatter avec le public pendant le show. Une interaction avec son auditoire jugée indispensable : ‘Sur internet, je ne peux ni voir mon public ni l’entendre!’. Nous avons pu vous voir et vous écouter monsieur Dair, et nous n’avons qu’un mot à dire: ‘Encore’.

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5 QUESTIONS À CHRIS DAIR

  • Les 5 mots qui définissent le mieux votre travail:

Liberté, Inspiré, Improvisé, Expressif, Brûlant.

  • Comment pratiquez-vous et quels conseils donneriez-vous à un débutant ?

Je dois dire que la seule véritable façon de pratiquer la guitare est de jouer non-stop. Écoutez et regardez jouer les autres guitaristes quand vous pouvez. Jouer l’accompagnement d’un morceau est formateur, commencez par des accords simples puis augmentez la difficulté au fur et à mesure. Analysez votre jeu avec attention et n’essayez pas de brûler les étapes.

Tout le monde pense que la guitare solo est une affaire de vitesse. C’est faux. C’est une question de créativité, de précision et de beaucoup de feeling, en particulier avec le blues et le jazz.

  • La chanson que vous aimeriez avoir composée:

Il y en a plusieurs, je pense notamment à la bande originale du film « Communion » composée par Eric Clapton et Allan Zavod.

  • Quel est l’aspect le plus difficile de l’industrie musicale à votre avis?

Les gens pensent généralement que si les musiciens n’ont pas signé un contrat avec une major, ils ont le droit de télécharger leur musique gratuitement, ils n’en font pas vraiment cas. Pour moi c’est une attitude irrespectueuse et irréfléchie.

  • À faire et à ne pas faire dans le milieu musical ?

Comme dans la vie, ne faites pas confiance à n’importe qui.

Restez fidèle à ce que vous faites le mieux et concentrez-vous à le faire encore mieux.

Ne montez pas sur scène ou ne mettez pas votre travail en ligne avant d’être prêt.

Ne signez aucun contrat avant d’avoir consulté un avocat spécialisé dans le milieu musical, et assurez-vous qu’il ne travaille pas pour la maison de disques !

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Crédits photos: images aimablement fournies par Chris Dair